Ceci est la troisième et dernière partie de l’article. Si vous avez manqué la première portant sur les principaux éléments à considérer lorsque vient le temps de choisir quoi faire de ses peintures sur papier, je vous invite à lire en cliquant sur ce lien Pour la deuxième partie sur les différentes options d’encadrement, elle est ici.

Aujourd’hui, il sera question de différents choix qui s’offrent à vous en dehors de l’encadrement, ainsi que de mes préférences.

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Les options sans cadre

Le système d’accrochage minimaliste. Parfois, un système d’accrochage simple et minimaliste est suffisant. Lisez cet article paru sur le blog pour plus de détails et des idées. Ces options sont peu coûteuses. Par contre, vos œuvres ne sont pas vraiment protégées non plus.

Le laminage. C’est une option qui n’est à peu près pas utilisée par les professionnels. Je suppose que c’est parce que ce n’est pas une méthode réversible. Pourtant c’est durable et économique. J’ai un laminage d’une peinture d’enfant à la gouache depuis près de 30 ans et il est encore comme neuf. Un autre point, c’est qu’à ma connaissance, le laminage ne se fait qu’avec une surface plane. Une peinture en relief ne serait donc pas compatible. (Si je me trompe à ce sujet, faites-le-moi savoir!)

Le marouflage. Coller la peinture sur un support rigide est une solution à considérer si pour une raison ou une autre on préfère éviter l’encadrement. C’est une solution irréversible et il y a toujours des risques d’abimer la peinture en cours de route. Il faut donc bien considérer le pour et le contre avant de se lancer.

Le marouflage peut se faire sur bois, plexiglas, aluminium, etc, mais je pense que la solution la plus courante est le bois. Si vous collez votre peinture sur un simple panneau de bois, il pourra ensuite être encadré comme une peinture à l’huile. Si vous choisissez un panneau de bois renforcé de style galerie aussi appelé « toile de bois », il est prêt à être accroché au mur comme une toile sur faux cadre. Jetez un coup d’œil sur ce tutoriel publié sur le blog. Ne tenez pas compte des dernières étapes du tutoriel.

La technique du marouflage s’applique plus facilement à une peinture sans (ou à peu près aucun) relief à moins de coller le papier avant de le peindre. Il faut aussi penser à bien protéger la peinture par un vernis ou un fini approprié.

Le marouflage est un choix plus économique que l’encadrement traditionnel, mais puisqu’il s’agit d’une solution permanente, elle ne convient pas nécessairement à tous les projets.

Notez que certains artistes marouflent des œuvres sur papier sur un support mou comme de la toile. Je n’ai pas encore essayé cette option, mais il semble y avoir parfois un problème de bulles d’air si le travail n’est pas fait à la perfection. Si vous avez de l’expérience avec cette technique, écrivez quelques mots dans l’espace réservé aux commentaires un peu plus bas. Je suis curieuse de savoir si ça marche pour vous.

Mes préférences

Après avoir essayé les cadres préfabriqués, le marouflage et les encadrements professionnels, j’ai finalement choisi (pour l’instant du moins) de présenter mes peintures numériques imprimées sur papier dans des encadrements professionnels avec des produits sans acide. C’est une méthode réversible idéale pour les éditions limitées, mais coûteuse. Puisque l’encadrement coûte plus cher que l’oeuvre qu’elle protège, je vends les œuvres non encadrées et je réutilise les cadres d’une exposition à l’autre.

Pour ce qui est de mes peintures originales sur papier, ça dépend.  Si le format est relativement petit et standard, j’aime bien le cadre préfabriqué OMEX que je peux facilement réutiliser d’une exposition à une autre. J’en parle en détail ici.

Pour les formats non standards ou plus grands, ma préférence va vers le marouflage sur panneau de bois de style galerie, préfabriqué ou que je réalise moi-même.

Par contre, toutes mes œuvres sur papier qui ne sont pas présentées à une exposition demeurent sans cadre ni marouflage. Elles prennent beaucoup moins de place de cette façon. Je ne dispose pas d’un atelier géant avec plein d’espace de stockage.

Pour conclure ce long article en trois parties, j’espère que vous avez saisi qu’il n’y a pas de solutions bonnes pour tout le monde. C’est à vous de comparer les avantages et les inconvénients de chacune et de décider celle qui convient le mieux pour vos œuvres.

À la prochaine,

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