Aujourd’hui, je vous explique en détail comment installer un système d’accrochage simple, versatile et économique comme celui que j’ai installé chez moi dans le sous-sol de la maison et que vous pouvez voir sur la photo ci-dessous.

En quête d’un endroit pour ranger mes peintures (numériques et techniques mixtes) qui sont encadrées, j’en suis venue à la conclusion qu’une galerie me permettrait de libérer un peu d’espace tablette tout en m’offrant la possibilité de profiter de la vue des œuvres avant qu’elles ne trouvent preneur. J’ai donc installé ce système d’accrochage et en partage avec plaisir les différentes étapes de réalisation avec vous.

Vue panoramique de la galerie terminée ©2014, Louise Lamirande.

Vue d’ensemble de la galerie terminée
©2014, Louise Lamirande.

Matériel nécessaire

La moulure, les chaînes, crochets et autre matériel nécessaire au système d'accrochage. ©2014, Louise Lamirande.

La moulure, les chaînes, crochets et autre matériel nécessaire au système d’accrochage.
©2014, Louise Lamirande.

  • Cimaise : moulure (ici de pin jointé) avec une partie creuse ou en relief permettant d’y installer un crochet. À la quincaillerie près de chez moi je n’ai pas trouvé de cimaise à l’aspect plus traditionnelle, arrondie à son sommet. J’ai pris ce que j’ai trouvé.

Sur la photo ci-dessous, la partie de droite de la moulure, plus carrée, est celle qui s’appuie sur le mur, tandis que la partie de gauche est celle laissant l’espace nécessaire au crochet en « S » pour s’introduire entre le mur et la moulure. L’important est donc que la moulure que vous choisirez laisse suffisamment d’espace pour le crochet en « S ».

Détail de la coupe de la moulure en pin jointé avec une couche d'apprêt. ©2014, Louise Lamirande.

Détail de la coupe de la moulure en pin jointé avec une couche d’apprêt.
©2014, Louise Lamirande.

  • Vis et chevilles de plastique : ils sont nécessaires pour fixer votre moulure et la rendre capable de soutenir le poids des cadres et peintures que vous y accrocherez surtout si vous avez des murs en cloison sèche (placoplâtre) comme chez moi.
  • No More Nails : Il s’agit d’un adhésif de la compagnie Lepage recommandé entre autres pour la pose de moulures. Naturellement, l’adhésif est ici utilisé pour rendre encore plus solide le système et ne peut pas être utilisé seul. Il peut être remplacé par un autre adhésif selon les produits disponibles dans votre région. Informez-vous auprès de votre marchand.
  • Crochets en « S » : Deux grandeurs sont nécessaires pour ce projet.

Les plus grands (un par chaîne) servent à accrocher les chaîne sur la cimaise. Assurez-vous qu’ils entrent bien dans l’espace entre votre mur et le sommet de la moulure.

Les plus petits (de 1 plusieurs par chaîne selon le poids et la grandeur des œuvres) vont servir à accrocher vos toiles et encadrements en s’insérant dans les chaînes et dans le système d’accrochage de vos œuvres (œillets, fil de fer, etc.). Ils doivent être assez petits pour entrer dans les maillons des chaînes.

  • Chaînes : Il existe plusieurs types de chaîne. Plus les maillons sont petits, plus la chaîne est discrète et permet de mieux contrôler la hauteur d’accrochage. Il faut cependant penser à choisir une chaîne avec des maillons suffisamment gros pour permettre d’introduire le gros crochet en « S ». La longueur des chaînes dépend de la hauteur de la cimaise et du nombre d’œuvres que vous souhaitez accrocher sur chacune.

Procédure complète d’installation

  • Déterminez l’emplacement de votre galerie.
  • Préparez votre mur. Bouchez les trous et peinturez si nécessaire.

Les murs utilisés pour ma galerie étant d’un rouge intense au départ, j’ai commencé par égaliser les trous avec de la pâte à cloison sèche, suivis par une couche d’apprêt et deux couches de peinture au latex de blanc avec un fini pas trop lustré afin d’éviter les reflets lors de la prise de photos des œuvres par la suite. Sur la photo ci-dessous, on voit que tout est préparé pour mettre l’apprêt.

Tout est prêt pour la peinture des murs. ©2014, Louise Lamirande.

Tout est prêt pour la peinture des murs.
©2014, Louise Lamirande.

Pour votre curiosité, le cheval dessiné sur le mur est un symbole du bouddhisme tibétain (info à ce sujet ici ) reproduit à partir de l’image d’un livre à l’aide de peinture en relief dorée. Un élément décoratif créé il y a plusieurs années et pas facile à enlever du mur sans l’abîmer comme vous pouvez le constater par les nombreuses patches…

La photo suivante montre le mur prêt à recevoir le système d’accrochage. Eh oui, la galerie sera installée dans le coin divertissement (consoles Xbox, télévision) de la grande pièce située au sous-sol qui me sert aussi d’atelier d’artiste.

Le résultat après une couche d'apprêt et deux couches d'une peinture de peinture d'un blanc chaud. ©2014, Louise Lamirande.

Le résultat après une couche d’apprêt et deux couches d’une peinture de peinture d’un blanc chaud.
©2014, Louise Lamirande.

  • Déterminez la hauteur de la moulure et sa longueur. Pensez à laisser un espace entre le plafond et votre moulure pour permettre la manipulation de vos crochets en « S ». Aussi, si vous souhaitez modifier facilement votre installation sans avoir à grimper dans un escabeau à chaque fois, poser votre cimaise à une hauteur accessible à bout de bras pourrait être intéressant.
  • Marquez l’emplacement de la moulure. Un trait de craie fait très bien le travail.
  • Coupez la moulure à la longueur souhaitée et donnez-lui une couche d’apprêt pour bois nu.
  • Préparez la pose de la moulure. Si votre mur est de placoplâtre comme chez moi et que vous n’avez pas de structures solides dans lesquelles fixer votre cimaise, percez des trous avec une mèche très fine dans la moulure afin de faciliter l’introduction des vis et éviter que le bois se fende. (Par exemple, pour une moulure de 8 pieds de long (2,44 m) j’ai percé 4 trous perpendiculaires à la moulure. Si la largeur et l’épaisseur de votre moulure le permettent, vous pouvez aussi percer des trous pour cacher la tête des vis pour un fini plus soigné.
  • Marquer les trous sur le mur. Maintenez la moulure sur le mur selon l’emplacement choisi et à l’aide d’un instrument pointu comme une mèche de perceuse électrique (j’ai pris une très grosse aiguille), marquez l’emplacement des trous sur le mur.
  • Percez les trous sur le mur. Retirez la moulure et percez des trous suffisamment grands pour mettre les chevilles de plastique.
  • Posez les chevilles de plastique. Insérez les chevilles à l’aide d’un marteau.
  • Collez et posez la moulure. Mettez de l’adhésif sur la partie de la moulure qui reposera sur le mur et installez cette dernière en alignant les trous de la moulure et les chevilles de plastique. Vissez la moulure en place.
  • Bouchez les trous des vis. Si vous avez pu percer des trous pour boucher la tête des vis, c’est le temps de les boucher avec de la pâte de bois et de les sabler. Si ce n’est pas le cas, sautez cette étape.
  • Peignez la cimaise de la même couleur que votre mur. Une à deux couches devraient faire l’affaire.
  • Installez vos chaînes en introduisant vos gros crochets en « s » à l’une des extrémités et utilisez l’autre partie pour accrocher les chaînes à la moulure. Jetez un coup d’œil aux deux photos ci-dessous.
La moulure est installée et peinte, les chaînes prêtes à l'accrochage. ©2014, Louise Lamirande.

La moulure est installée et peinte, les chaînes prêtes à l’accrochage.
©2014, Louise Lamirande.

Vue plus détaillée du système d'accrochage. ©2014, Louise Lamirande.

Vue plus détaillée du système d’accrochage.
©2014, Louise Lamirande.

  • Suspendez vos œuvres aux chaînes grâce aux petits crochets. Si les chaînes dépassent et que ça vous gêne, vous pouvez les entortiller autour du fil de fer situé derrière vos œuvres comme je l’ai fait sur le mur de droite (voir photo ci-dessous).
  • Reposez-vous et admirez votre galerie. Il ne reste plus qu’à trouver un moyen d’installer un système d’éclairage pour cette galerie!…

 

Vue d'ensemble de la galerie. ©2014, Louise Lamirande.

Vue d’ensemble de la galerie.
©2014, Louise Lamirande.

 

Avantages et inconvénients de ce système

Avantages…

  • Ce système d’accrochage est économique (moins de 100 $ pour les deux murs peinture et vis en sus).
  • Il permet de varier facilement l’affichage sans à avoir à percer des trous et à les reboucher à chaque changement.
  • Si vos œuvres sont légères ou de petits formats, vous pourrez en mettre plus d’une par chaîne.

Par contre…

  • Le crochet en « S » n’épouse pas parfaitement la forme de la moulure et crée une distance entre la chaîne et le mur, ce qui fait que les œuvres peuvent avoir tendance à basculer vers l’avant plus qu’avec un système professionnel comme le montre très bien l’une de mes photos. Pour contrer ce problème, il existe des crochets faits expressément pour les cimaises sur le marché, mais je crois qu’ils ne sont adaptés que pour les cimaises traditionnelles de forme arrondie au sommet.
  • Les chaînes sont moins discrètes et moins jolies que le fil d’acier ou le fil de nylon que l’on trouve dans les systèmes professionnels, par contre, elles permettent de contrôler la hauteur d’accrochage de façon efficace et économique.

En terminant, n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires et questions, ainsi qu’à partager ce tutoriel sur vos réseaux sociaux.

Pas d’article jeudi prochain

Notez que je ne publierai pas de nouvel article jeudi prochain. Je vais plutôt me consacrer à ma nouvelle série de peintures numériques hautes en couleurs que je vous présenterai bientôt.

Merci de votre présence et à la semaine prochaine,

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