Cette semaine, je vous présente la suite de mes expériences de peinture en relief à l’acrylique et à l’huile dont je vous avais montré des photos il y a deux semaines. Si vous n’avez pas lu cet article du blog, vous pouvez le faire en cliquant sur ce lien.

Dans cette nouvelle série de peintures expérimentales, j’ai voulu tout d’abord :

  • travailler dans un format un peu plus grand (8 x 10 po / 20,3 x 25,4 cm) ,
  • essayer de nouvelles matières pour l’étape collage et…
  • explorer plus en profondeur l’idée d’étendre la texture et la peinture au-delà du support de bois.

Comme pour la précédente série de peinture, j’ai commencé par sceller les panneaux de bois de plusieurs couches de médium à l’acrylique (GAC 100 de Golden).

La préparation des panneaux de bois scellés de plusieurs couches de GAC 100 (Golden). Décembre 2017. © 2017, Louise Lamirande.

La préparation des panneaux de bois scellés de plusieurs couches de GAC 100 (Golden).
Décembre 2017.
© 2017, Louise Lamirande.

Puis, je suis partie à la recherche de matériel à coller pour la texture. Parmi le matériel trouvé, j’ai finalement choisi :

  • De l’étamine (coton à fromage)
  • De la toile de jute (recyclé d’un sac de riz basmati)
  • Du papier crépon (celui employé en guise de banderoles décoratives pour les fêtes)
  • Du papier à croquis Canson (lui aussi recyclé d’un précédent projet)
  • Des écailles de sarrasin (c’est fou tout ce qu’on peut accumuler avec le temps et qui ne demande qu’à être utilisé pour un collage!)
Une variété d'éléments pouvant servir à la texture. Décembre 2017. © 2017, Louise Lamirande

Une variété d’éléments pouvant servir à la texture.
Décembre 2017.
© 2017, Louise Lamirande

Les éléments ont ensuite été collés avec du médium à l’acrylique (gel mat Liquitex).

Les éléments sont collés avec du médium à l'acrylique. Décembre 2017. © 2017, Louise Lamirande.

Les éléments sont collés avec du médium à l’acrylique.
Décembre 2017.
© 2017, Louise Lamirande.

Détail de la texture fraîchement collée. Ici de l'étamine, du papier crépon et des écailles de sarrasin. Décembre 2017. © 2017, Louise Lamirande.

Détail de la texture fraîchement collée. Ici de l’étamine, du papier crépon et des écailles de sarrasin.
Décembre 2017.
© 2017, Louise Lamirande.

Détail de la texture fraîchement collée. Ici de l'étamine, du papier crépon, du papier à esquisses Canson et des morceaux de jute. Décembre 2017. © 2017, Louise Lamirande.

Détail de la texture fraîchement collée. Ici de l’étamine, du papier crépon, du papier à esquisses Canson et des morceaux de jute.
Décembre 2017.
© 2017, Louise Lamirande.

Afin de faciliter l’adhérence de la peinture à l’huile et de neutraliser les couleurs des différentes textures, j’ai ensuite recouvert le fond des peintures avec du gesso noir (Holbein).

Vue des peintures après l'application du gesso noir. Décembre 2017. © 2017, Louise Lamirande.

Vue des peintures après l’application du gesso noir.
Décembre 2017.
© 2017, Louise Lamirande.

Détail de la texture. Décembre 2017. © 201, Louise Lamirande.

Détail de la texture.
Décembre 2017.
© 201, Louise Lamirande.

Vue de côté de la texture. On voit bien le relief et ce qui dépasse du support de bois. Décembre 2017. © 2017, Louise Lamirande.

Vue de côté de la texture. On voit bien le relief et ce qui dépasse du support de bois.
Décembre 2017.
© 2017, Louise Lamirande.

C’est le tour de la peinture à l’huile. J’aime que la ou les premières couche(s) de couleurs contrastent avec des couches supérieures, c’est pourquoi j’ai commencé par ces étranges teintes de jaune, orange, pêche et rose.

Les premières couches de peintures à l'huile sur les panneaux. Décembre 2017. © 2017, Louise Lamirande.

Les premières couches de peintures à l’huile sur les panneaux.
Décembre 2017.
© 2017, Louise Lamirande.

Pour ensuite ajouter d’autres couleurs correspondant plus à ce que je recherchais.

Aperçu du résulat. Décembre 2017. © 2017, Louise Lamirande.

Aperçu du résulat.
Décembre 2017.
© 2017, Louise Lamirande.

On voit bien la couche de texture qui dépasse le pourtour du support. Décembre 2017. © 2017, Louise Lamirande.

On voit bien la couche de texture qui dépasse le pourtour du support.
Décembre 2017.
© 2017, Louise Lamirande.

Autre aperçu. Décembre 2017. © 2017, Louise Lamirande.

Autre aperçu.
Décembre 2017.
© 2017, Louise Lamirande.

Vue de côté de deux des peintures expérimentales. Décembre 2017. © 2017, Louise Lamirande.

Vue de côté de deux des peintures expérimentales.
Décembre 2017.
© 2017, Louise Lamirande.

Intéressante, mais problématique cette texture qui dépasse du support. Décembre 2017. © 2017, Louise Lamirande.

Intéressante, mais problématique cette texture qui dépasse du support.
Décembre 2017.
© 2017, Louise Lamirande.

Le résultat est loin de m’enchanter je l’avoue, mais puisqu’il s’agit de peintures expérimentales, ce n’est pas ce qui est vraiment important. Ce qui importe, c’est que j’ai exploré une idée et que j’en ressors avec des conclusions à la fois positives et négatives.

  • Cette technique semble avoir beaucoup de potentiel et pourrait se prêter à des sujets aussi bien figuratif, semi-figuratif que totalement abstrait.
  • Le choix des matières pour le collage est très vaste. Je me demande toutefois quel serait l’impact sur une peinture de très grand format et quelles matières seraient les plus intéressantes à coller.
  • L’extension de la texture et de la peinture en dehors de la surface de bois offre un certain intérêt visuel, mais soulève un paquet de problèmes.
    • Fragilité (surtout avec la peinture à l’huile par-dessus)
    • Difficultés lors de l’encadrement
    • Entreposage problématique puisque les oeuvres ne peuvent pas reposer debout sans risque d’endommager la texture.
  • Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est ce que j’ai lu sur le site de la compagnie Golden. En bref, ça dit que la peinture acrylique va se contracter et prendre de l’expansion avec le temps, en réponse aux conditions environnementales de façon différente aux couches de peinture à l’huile, ce qui pourrait entraîner de sérieux problèmes de craquelures à la longue, particulièrement lorsqu’on peint à l’huile sur une couche épaisse et texturée d’acrylique ou de toutes autres matières. Même en prenant en compte les précautions énoncées par Golden, il y a des risques.

C’est pourquoi j’ai décidé de cesser ces expérimentations pour l’instant. Je pourrais décider de les poursuivre en employant seulement de l’acrylique, mais ce n’est pas ce dont j’ai envie. En ce moment du moins…

Alors, pourquoi avoir partagé tout ça avec vous? Pour vous montrer que toutes les pistes qu’on suit en création ne s’avèrent pas nécessairement concluantes et que c’est tout à fait normal. Ça fait partie des risques qu’on prend en explorant une nouvelle voie. On a ensuite le choix de chercher des solutions pour contourner les difficultés ou bien d’abandonner comme j’ai choisi de le faire cette fois-ci. Je suis tout de même convaincu que ces expériences en valaient la peine. Qui sait si les leçons apprises ne me serviront pas dans un autre projet? Et puis, ça m’aura aussi permis de vous mettre en garde. C’est bien non?

Merci de votre présence et à la prochaine,

 

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