Il y a de ces peintures qui mûrissent longuement en soi avant de voir le jour. On les porte dans nos tripes pendant des semaines, des mois, et même des années. Elles se nourrissent à même les événements de notre vie, les émotions ressenties et les pensées qui nous habitent. Elles voient parfois le jour, mais pas toujours. Certaines meurent avant même de naître au monde extérieur, surtout si elles ne sont pas adéquatement alimentées ou si les filtres personnels et professionnels de l’artiste décident d’en faire avorter l’idée à une étape ou à une autre de la gestation.

Même pour celles qui voient le jour, la naissance n’est pas toujours de tous repos. Elle est parfois rapide et sans douleur, mais la plupart du temps il s’agit d’un mélange de plaisir et de doute, de joie et de déception. Les chances de survie dépendent ensuite de l’accueil et de l’amour du parent. Seront-elles chéries ou rejetées ? Finiront-elles dans le fond d’un tiroir, le bac de recyclage, affichées sur un mur ou encadrées et exposées en galerie ?

« La traversée »

Encre de Chine et acrylique sur papier Yupo. 20 x 26 po. (50,8 x 66 cm).

"La traversée". Encre de Chine et acrylique sur papier Yupo. 20 x 26 po. (50,8 x 66 cm). Mai 2017. © 2017, Louise Lamirande.

« La traversée ».
Encre de Chine et acrylique sur papier Yupo. 20 x 26 po. (50,8 x 66 cm).
Mai 2017.
© 2017, Louise Lamirande.

Détails de peinture précédente

Détail de la peinture : "La traversée". Encre de Chine et acrylique sur papier Yupo. Mai 2017. © 2017, Louise Lamirande.

Détail de la peinture : « La traversée ».
Encre de Chine et acrylique sur papier Yupo.
Mai 2017.
© 2017, Louise Lamirande.

Détail de la peinture : "La traversée". Encre de Chine et acrylique sur papier Yupo. Mai 2017. © 2017, Louise Lamirande.

Détail de la peinture : « La traversée ».
Encre de Chine et acrylique sur papier Yupo.
Mai 2017.
© 2017, Louise Lamirande.

Détail de la peinture : "La traversée". Encre de Chine et acrylique sur papier Yupo. Mai 2017. © 2017, Louise Lamirande.

Détail de la peinture : « La traversée ».
Encre de Chine et acrylique sur papier Yupo.
Mai 2017.
© 2017, Louise Lamirande.

Questionnement

Par cet article, je vous invite à réfléchir sur vos filtres personnels et professionnels concernant la peinture. Pourquoi choisissez-vous de donner naissance à tel ou tel sujet ou imagerie au lieu d’un autre ? Pourquoi utilisez-vous un style ou un genre particulier pour le faire ? Quelles sont vos motivations ? Quel degré de lâchez prise vous permettez-vous lors de la création de vos peintures ? Faites-vous preuve de flexibilité ? Quelles limites vous imposez-vous, et pour quelles raisons le faites-vous ? Ont-elles encore leur raison d’être ?

« Capteur de rêves »

Encre de Chine et acrylique sur papier Yupo. 20 x 26 po. (50,8 x 66 cm).

"Capteurs de rêves". Encre de Chine et acrylique sur papier Yupo. 20 x 26 po. (50,8 x 66 cm). Mai 2017. © 2017, Louise Lamirande.

« Capteur de rêves ».
Encre de Chine et acrylique sur papier Yupo. 20 x 26 po. (50,8 x 66 cm).
Mai 2017.
© 2017, Louise Lamirande.

Détails de peinture précédente

Détail de la peinture : "Capteurs de rêves". Encre de Chine et acrylique sur papier Yupo. Mai 2017. © 2017, Louise Lamirande.

Détail de la peinture : « Capteur de rêves ».
Encre de Chine et acrylique sur papier Yupo.
Mai 2017.
© 2017, Louise Lamirande.

Détail de la peinture : "Capteurs de rêves". Encre de Chine et acrylique sur papier Yupo. Mai 2017. © 2017, Louise Lamirande.

Détail de la peinture : « Capteur de rêves ».
Encre de Chine et acrylique sur papier Yupo.
Mai 2017.
© 2017, Louise Lamirande.

Détail de la peinture : "Capteurs de rêves". Encre de Chine et acrylique sur papier Yupo. Mai 2017. © 2017, Louise Lamirande.

Détail de la peinture : « Capteur de rêves ».
Encre de Chine et acrylique sur papier Yupo.
Mai 2017.
© 2017, Louise Lamirande.

Mes filtres et limites

Depuis des années, je fais de l’abstrait et lorsqu’apparaissent des éléments reconnaissables dans ma peinture, j’ai tendance à me braquer et à tenter de les oblitérer. Je ne leur donne pas souvent la chance de prendre vie. Toutefois, j’ai récemment entamé un processus d’acceptation afin d’inclure de plus en plus de références au paysage dans ma peinture. Vous le constaterez certainement au cours des prochains mois.

Un autre de mes filtres, ce sont les émotions fortes qui pourraient être interprétées comme étant « négatives ». Pour avoir travaillé dans le domaine des médecines douces et des énergies subtiles pendant de nombreuses années, je suis trop consciente de l’impact (positif ou négatif) que peut avoir dans la vie des gens l’exposition à certaines peintures. Il n’y a pas que le sujet d’une peinture ou la manière dont elle a été réalisée qui a une influence sur les observateurs. Les peintures conservent, jusqu’à un certain degré, l’empreinte énergétique et émotionnelle de l’artiste qui les a créés. C’est pourquoi j’évite autant que possible d’exprimer en peinture des émotions comme la colère, la rage, la rancœur, et autres émotions perturbantes du genre. Je m’empêche également de peindre si j’éprouve de telles émotions. De rares fois, il m’est arrivé d’utiliser la peinture comme un outil purement thérapeutique et d’y déverser mes émotions douloureuses. Dans ce cas, la peinture réalisée sert de réceptacle et d’exutoire et elle est détruite après la séance. Je ne voudrais surtout pas que ces énergies perdurent et risquer de perturber d’autres personnes.

Au sujet des peintures

Les deux oeuvres illustrant cet article ont passé outre mes filtres qui sont, en ce moment, en redéfinition. Des visages et des personnages y sont suggérés et l’une d’entre elles est très chargée émotionnellement. À mon grand étonnement, ce sont toutefois parmi les peintures qui ont remporté le plus d’intérêt sur mon fil Instagram. Il faut croire que l’humain et le drame touchent…

Quand pensez-vous ?

Merci de votre présence et à la prochaine,

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