En mouvement perpétuel

La vie est en perpétuel mouvement. Avez-vous déjà observé comment on suit parfois ce mouvement avec abandon en disant oui à la nouveauté et à l’inconnu, alors que d’autres fois on résiste et on s’agrippe au côté rassurant du connu pour se rendre compte que finalement, nous n’avons pas le choix de suivre le courant et d’aller de l’avant?  

Peinture numérique abstraite

« Suivre le courant »
Peinture numérique abstraite réalisée avec Painter de Corel.
Novembre 2013.
© 2013, Louise Lamirande.

Suivre le courant : peinture numérique abstraite

La peinture numérique que je vous présente aujourd’hui s’inscrit dans le cadre de mes expérimentations avec le format panoramique. En la regardant, je me sens tour à tour aspirée vers l’avant puis emportée vers l’arrière.

Ce mouvement de va-et-vient me fait penser aux courants de la vie, de ma vie, et à quel point elle est plus simple lorsque je suis le courant, que lorsque je nage en sens inverse. Il ne s’agit pas ici d’agir en mouton, mais plutôt de savoir m’adapter et accepter ce qui est. J’ai encore beaucoup à apprendre à ce chapitre…

La fable de La Fontaine

Vous connaissez la fable de La Fontaine, celle du chêne et du roseau? Le chêne, solide et bien droit, résiste sans faiblir aux vents alors que le roseau se courbe et baisse la tête. À la fin, une grande tempête déracine l’arbre, alors que le roseau reste bien en place… Une leçon à apprendre et à mettre en pratique dans ma vie actuelle…

LE CHÊNE ET LE RESEAU

Le Chêne un jour dit au Roseau :

 » Vous avez bien sujet d’accuser la Nature ;

Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.

Le moindre vent, qui d’aventure

Fait rider la face de l’eau,

Vous oblige à baisser la tête :

Cependant que mon front, au Caucase pareil,

Non content d’arrêter les rayons du soleil,

Brave l’effort de la tempête.

Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr.

Encore si vous naissiez à l’abri du feuillage

Dont je couvre le voisinage,

Vous n’auriez pas tant à souffrir :

Je vous défendrais de l’orage ;

Mais vous naissez le plus souvent

Sur les humides bords des Royaumes du vent.

La nature envers vous me semble bien injuste.

– Votre compassion, lui répondit l’Arbuste,

Part d’un bon naturel ; mais quittez ce souci.

Les vents me sont moins qu’à vous redoutables.

Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu’ici

Contre leurs coups épouvantables

Résisté sans courber le dos ;

Mais attendons la fin. » Comme il disait ces mots,

Du bout de l’horizon accourt avec furie

Le plus terrible des enfants

Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs.

L’Arbre tient bon ; le Roseau plie.

Le vent redouble ses efforts,

Et fait si bien qu’il déracine

Celui de qui la tête au Ciel était voisine

Et dont les pieds touchaient à l’Empire des Morts.

Mes salutations et à la prochaine,

Louise

Reproductions sur papier, canevas, acrylique ou métal disponibles chez Fine Art America.
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