Avez-vous déjà remarqué à quel point il est difficile de recommencer un programme d’exercices après avoir fait une pause? Plus la pause est longue, plus on doit lutter contre soi-même pour y arriver. C’est comme si l’on avait oublié le bien que ça nous fait de faire de l’exercice et on se découvre toute une panoplie de « bonnes » raisons pour attendre au lendemain pour s’y remettre.

"À travers champs" Huile et cire d'abeille sur film de polyester. 9x12 po (22,9 x 30,5 cm). Février 2018. © 2018, Louise Lamirande.

« À travers champs »
Huile et cire d’abeille sur film de polyester.
9×12 po (22,9 x 30,5 cm).
Février 2018.
© 2018, Louise Lamirande.

Avec la peinture, l’expérience est similaire. Lorsqu’on cesse de peindre pendant un moment, peu importe la raison, il devient de plus en plus difficile de recommencer. Les jours sans peindre se transforment peu à peu en semaines, voire en mois. On finit par s’éloigner tellement que ça semble impossible de s’y remettre.

On passe par une série d’émotions et de sensations inconfortables. On sait à quel point peindre est une activité qu’on aime et qui nous fait du bien, mais les vieilles insécurités, les peurs et les résistances refont surface, ce qui nous fait encore plus fuir et nous éloigner.

Une partie de nous s’ennuie de la peinture et l’autre refuse de passer à l’action et découvre quantité de raisons pour éviter de le faire : pas de temps, pas d’inspiration, pas d’espace, pas le bon matériel, pas les compétences, etc. Le niveau d’anxiété grimpe et la situation semble de plus en plus insurmontable. On regrette, on culpabilise, on angoisse et une autre journée s’est écoulée sans qu’on ait rien fait pour y remédier.

Détail de la peinture : "Et si..." Huile et cire d'abeille sur film de polyester. Février 2018. © 2018, Louise Lamirande.

Détail de la peinture :
« Et si… »
Huile et cire d’abeille sur film de polyester.
Février 2018.
© 2018, Louise Lamirande.

Détail de la peinture : "À travers champs" Huile et cire d'abeille sur film de polyester. Février 2018. © 2018, Louise Lamirande.

Détail de la peinture :
« À travers champs »
Huile et cire d’abeille sur film de polyester.
Février 2018.
© 2018, Louise Lamirande.

Détail de la peinture : "À travers champs" Huile et cire d'abeille sur film de polyester. Février 2018. © 2018, Louise Lamirande.

Détail de la peinture :
« À travers champs »
Huile et cire d’abeille sur film de polyester.
Février 2018.
© 2018, Louise Lamirande.

S’en sortir

Par expérience, je peux vous dire que la meilleure façon de se sortir de cette situation est simplement… de peindre! Ce n’est pas nécessaire de se lancer dans une séance de peinture de plusieurs heures ou de vouloir réaliser à tout prix une pièce maîtresse lorsqu’on recommence à peindre après un temps d’arrêt. Se mettre en action est suffisant pour enclencher le processus de libération. Après tout, on ne se lance pas à courir un marathon tout d’un coup si on est resté inactif physiquement pendant des semaines!

Les premières minutes, on doit faire face au barrage des pensées négatives et des émotions accumulées, mais si on persévère quelques minutes de plus, on se rend vite compte que la souffrance causée par l’éloignement n’était pas nécessaire.

« Ça prend beaucoup plus d’énergie (et de temps) à souffrir émotionnellement et à se torturer mentalement en pensant à notre éloignement de la peinture que ça en prend pour se mettre en action aujourd’hui même et peindre. »

Cette leçon, je l’ai appris à la dure. J’espère que ce partage vous évitera de vivre la même chose et que vous pourrez, si elle se présente malgré tout, traverser une période d’éloignement et de retour à la peinture de façon plus sereine et sans souffrance inutile.

Merci de votre présence et à la prochaine,

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