Selon moi, l’intuition est indissociable de la pratique artistique.  Tous les artistes y ont recours à divers degrés. Alors que certains le font inconsciemment, d’autres fondent leur pratique sur l’intuitif ou y font appel sporadiquement. Depuis 2011, la place de l’intuition dans ma peinture a beaucoup évolué et c’est pourquoi il est plus que temps que je fasse le point à ce sujet.

Collage d'oeuvres datant de 2011 à 2015, les plus anciennes étant à gauche, et les plus récentes à droite. © 2015, Louise Lamirande.

Collage d’oeuvres datant de 2011 à 2015, les plus anciennes étant à gauche, et les plus récentes à droite.
© 2015, Louise Lamirande.

Définition de l’intuitif

Qu’est-ce que l’intuitif? Selon le Larousse en ligne, c’est « ce qui procède par l’intuition ». L’intuition, elle, se définit comme étant « une connaissance directe, immédiate de la vérité, sans recours au raisonnement, ni à l’expérience ».

Dans le cas de ma peinture, ce que je retiens surtout de cette définition, c’est le non-recours au raisonnement.

Le passé et ses influences

Il y a eu une éclipse d’une vingtaine d’années dans ma carrière artistique. Pendant ce temps, j’ai suivi plusieurs formations faisant appel à l’intuitif :

  • méthodes de soins énergétiques : radionique intuitive, la kinésiologie de reprogrammation, le Pranic Healing
  • connaissance de soi : tarologie, numérologie
  •  et j’en passe…

Ces formations m’ont appris à mettre le mental de côté pour avoir accès à des informations ou à des énergies subtiles et à retransmettre ces énergies (dans le cas des médecines énergétiques) par les mains selon des techniques précises faisant appel à l’intuition et à l’intention.

La création en transe

C’est donc tout naturellement, qu’en 2011, j’ai commencé à faire du dessin et de la peinture dans un état altéré de conscience semblable à celui nécessaire pour la pratique de certaines techniques de médecines énergétiques et qui ressemble à celui de la transe hypnotique : un état de réceptivité optimal pendant lequel le corps et les mains se transforment en canal et laissent passer le flot d’énergie (créative ici) jusque dans l’œuvre. L’impression que ça me donnait, c’était que ce flot créatif ne venait pas de moi, mais d’une source extérieure ou même d’une conscience supérieure.

À l’époque, je mettais l’accent sur l’énergie transmise dans les œuvres beaucoup plus que sur leur apparence en tant que telle et je mesurais, à l’aide de mes mains, leurs influences énergétiques bénéfiques sur l’aura humaine.

Créer en état de transe avait comme principal avantage de calmer mes inquiétudes et les jugements de mon mental. Elle avait toutefois plusieurs désavantages dont :

  • le manque de contrôle sur le résultat final et d’harmonie de l’ensemble des œuvres produites,
  • la difficulté de maintenir l’état de transe pendant des heures et surtout d’en revenir par la suite.

Vers la présence méditative active

À mesure que j’ai pris confiance en mes capacités créatives, j’ai mis peu à peu de côté le dessin et la peinture en transe. J’étais prête à affirmer mon entière responsabilité sur les créations au lieu de les attribuer, en partie du moins, à une conscience autre. D’autre part, je souhaitais m’affranchir du côté ésotérique de ma démarche artistique, difficile à expliquer et trop hermétique pour la plupart des gens.

À l’heure actuelle, je privilégie un équilibre sain entre l’intuitif et l’intention dans ma peinture en peignant dans un état de présence méditative, active et de conscience des gestes, des pensées, des impulsions et de l’environnement, plutôt qu’en état de transe dans lequel j’étais un instrument réceptif, mais plutôt passif. L’intuitif m’ouvre aux multiples possibilités de l’inconnu, tandis que l’intention donne une direction plus claire à mes œuvres.

Et vous, laissez-vous plus de place à l’intuitif ou à l’intention dans vos créations?

Merci de votre présence et à bientôt,

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