Avez-vous déjà essayé d’imiter les effets de translucidité, de superposition et de textures de l’encaustique avec de l’acrylique? Inspirée par le livre de Sandra Duran Wilson intitulé : « Acrylic Painting for Encaustic Effects », j’ai procédé à quelques tests dont voici un aperçu. (Plusieurs autres photos un peu plus bas.)

Aperçu de deux de mes tests de fausse encaustique à l'acrylique. Voir les autres photos pour plus de détails. Janvier 2016. © 2016, Louise Lamirande.

Aperçu de deux de mes tests de fausse encaustique à l’acrylique.
Voir les autres photos pour plus de détails.
Janvier 2016.
© 2016, Louise Lamirande.

Les recettes de Sandra Duran Wilson

Dans son livre, Sandra Duran Wilson donne deux recettes de fausse encaustique à l’acrylique. La première est une version de la consistance d’un gel à étendre au pinceau ou à la spatule, tandis que le deuxième est une version suffisamment liquide pour être versable. Afin de ne pas enfreindre les droits d’auteur, je ne vous donnerai pas ces deux recettes ici, mais vous pouvez les trouver dans l’aperçu du livre sur Amazon.ca  en page 7 et 10, ou bien, visionnez la vidéo ci-dessous…

Pour les deux recettes, le principe est le même :

  • Mélangez un médium acrylique mat avec un médium acrylique brillant dans une proportion 50-50.
  • Si vous utilisez des médiums en gel, vous obtiendrez une consistance plus épaisse pouvant créer du relief, alors que si vous optez pour des médiums plus fluides, votre mélange de fausse encaustique pourra être versé directement à la surface de votre peinture créant une surface plus lisse.
  • En modifiant le ratio 50-50, vous obtiendrez un mélange plus brillant et plus transparent, ou au contraire, plus mat et plus translucide.

La recette pour mes tests

Pour mes tests, j’ai utilisé la recette suivante. Environ :

  • 50% de médium mat en gel Liquitex,
  • 50% de médium-vernis brillant Liquitex (j’aurais préféré un médium brillant en gel, mais je n’en avais pas sous la main)

Je trouve le résultat plus réaliste lorsqu’il y a un peu plus de médium mat que de brillant (environ 60-40), mais c’est vraiment une question de préférence.

Détail de la page de gauche de mon journal expérimental. Ici, la surface est texturée et la dernière couche de médium a été teinté de blanc. Janvier 2016. © 2016, Louise Lamirande.

Détail de la page de gauche de mon journal expérimental. Ici, la surface est texturée et la dernière couche de médium a été teinté de blanc.
À gauche de la ligne noire, il n’y a aucun verni. À droite, une couche de cire Gamblin polie.
Janvier 2016.
© 2016, Louise Lamirande.

Cette fois-ci, l'acrylique a été appliqué en mouvements plus larges et plus lisses. Janvier 2016. © 2016, Louise Lamirande

Cette fois-ci, l’acrylique a été appliqué en mouvements plus larges et plus lisses.
À gauche, aucun verni. À droite, une couche de cire Gamblin polie.
Janvier 2016.
© 2016, Louise Lamirande

Un peu de couleur

L’ajout d’un peu de couleur à la recette de fausse encaustique à l’acrylique ne vient pas du livre de Sandra Duran Wilson, mais bien d’une impulsion personnelle.

Je trouve qu’avec un peu de blanc (voir photos ci-dessus), la fausse encaustique ressemble encore plus à de la cire purifiée, tandis qu’un soupçon d’ocre (voir photos ci-dessous) donne l’apparence de cire d’abeille brute.

J’aurais pu utiliser de la peinture acrylique pour colorer le mélange de fausse encaustique, mais j’ai préféré mettre quelques gouttes de concentré de pigments en liquides appelés « Aqua-dispersions »  vendu par la compagnie Kama Pigments  de Montréal. J’adore les aqua-dispersions. Elles permettent de rapidement colorer un médium acrylique sans avoir à acheter des pots ou des tubes de peinture de toutes les couleurs, de plus, je m’en sers aussi pour faire ma propre aquarelle et ma gouache!

Surface très texturée cette fois-ci avec des couleurs plus foncés. La dernière couche de médium a été teinté avec de l'ocre. Janvier 2016. © 2016, Louise Lamirande.

Surface très texturée cette fois-ci avec des couleurs plus foncées. La dernière couche de médium a été teinté avec de l’ocre.
Janvier 2016.
© 2016, Louise Lamirande.

Détail de la surface. On voit bien comment l'ocre crée l'effet de cire d'abeille brute. À gauche, pas de verni. À droite, une couche de cire Gamblin. Janvier 2016. © 2016, Louise Lamirande.

Détail de la surface. On voit bien comment l’ocre crée l’effet de cire d’abeille brute.
À gauche, pas de verni. À droite, une couche de cire Gamblin.
Janvier 2016.
© 2016, Louise Lamirande.

Autre

Pour tous les tests illustrant cet article, j’ai appliqué à la spatule plusieurs couches du mélange de médium de fausse encaustique et d’aqua-dispersion.

Pour la première série, j’ai ajouté du blanc au médium pour la dernière couche, tandis que pour les tests en bleu, j’ai choisi de mettre de l’ocre.

Un autre test avec des couleurs foncés et de l'ocre, mais avec une surface plus lisse cette fois-ci. Gauche, aucun fini. Droite, cire Gamblin. Janvier 2016. © 2016, Louise Lamirande.

Un autre test avec des couleurs foncées et de l’ocre, mais avec une surface plus lisse cette fois-ci.
Gauche, aucun fini. Droite, cire Gamblin.
Janvier 2016.
© 2016, Louise Lamirande.

Détail de l'effet avec de l'ocre sur une surface plus lisse et aux couleurs plus foncées. Janvier 2016. © 2016, Louise Lamirande.

Détail de l’effet avec de l’ocre sur une surface plus lisse et aux couleurs plus foncées.
Janvier 2016.
© 2016, Louise Lamirande.

Finition des peintures

Une partie importante du succès de la création d’un effet d’encaustique avec de l’acrylique repose sur le fini ni trop brillant, ni trop mat, de la surface. Alors quel produit utiliser pour vernir la peinture sans annuler cet effet? Sandra Duran Wilson est plutôt avare de solutions dans son livre. En fait, elle ne parle pas de la nécessité de vernir une peinture acrylique afin de la protéger. Le seul fini qu’elle suggère est celui d’une cire acrylique… Un produit que je n’ai malheureusement pas trouvé.

Pour protéger mes peintures-tests à l’acrylique, j’ai donc choisi d’essayer la cire froide Gamblin en espérant qu’elle puisse donner encore plus l’impression que l’ensemble de la peinture ait été faite à l’encaustique. Une fine couche bien étalée avec mes mains gantées, puis légèrement polie à l’aide d’un chiffon, donne un effet lustré que j’aime beaucoup.

Sur les photos, la moitié de droite de mes peintures a reçu une couche de cire Gamblin, tandis que celle de gauche n’a reçu aucune finition. Pour un effet moins brillant, la cire peut ne pas être polie.

Conclusion

Je retiens de ces premières expériences, que de beaux effets sont réalisables à l’acrylique en s’inspirant de l’encaustique, mais il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour en arriver à imiter, de façon satisfaisante, les crevasses et autres effets de matières qui me plaisent tant dans ce dernier.

Je vous présenterai bientôt la suite de mes expériences. En attendant, si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez pas!

À la prochaine,

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