Vous avez certainement vu dans les médias ces images montrant des montagnes de plastiques dans les dépotoirs ou dans l’océan, ainsi que ces animaux étouffés par du plastique. Les images sont troublantes et bien que nous soyons de plus en plus sensibilisés à la situation et que nous faisons de petits gestes au quotidien pour réduire notre empreinte écologique, je me questionne sur l’impact des loisirs créatifs et d’une pratique artistique en peinture sur l’écologie.

Photo : RitaE/Pixabay.com

Photo : RitaE/Pixabay.com

Dans mon atelier

Les supports que je préfère pour peindre sont le papier Yupo et le Dura-Lar, tous deux sont faits de matière plastique. J’aime la résistance de ces supports, leur surface lisse et non absorbante sur laquelle on peut obtenir des effets uniques et impossible à réaliser avec un support absorbant traditionnel comme la toile ou le papier.  Par contre, je me sens de plus en plus mal à l’aise à peindre sur ces papiers synthétiques à cause du démon plastique.

Si mes œuvres étaient exposées dans un musée, qu’elles soient faites sur du plastique et résistent facilement au temps serait probablement un avantage, mais entre vous et moi, lorsque je ne serai plus là, la plupart de mes œuvres vont probablement se retrouver au dépotoir ou dans le bac de recyclage…

Et dans le vôtre

Jetez un coup d’œil à votre matériel d’art ou de loisirs créatifs. Qu’y trouvez-vous ? Avez-vous des pots, des tubes, une palette, des instruments, un portfolio de vinyle, du matériel d’emballage et des bacs de rangement en plastique ? Ouais, je sais ce que c’est. C’est la même chose dans mon atelier !

Saviez-vous que la peinture acrylique est faite de matières plastiques mélangées avec des pigments ? En plus, elle est presque toujours vendue dans des tubes ou des pots de….plastique.

Photo : stux/Pixabay.com

Photo : stux/Pixabay.com

Loin de moi l’idée de vous culpabiliser. Je trouve génial ces artistes qui font de la peinture à partir de végétaux ou qui crées des oeuvres biodégradable, mais je n’ai pas la connaissance en ce moment pour le faire, ni le courage de m’y mettre à 100%. Par contre, je suis ouverte à en apprendre plus sur le sujet et à agir concrètement afin de limiter la quantité de plastique qui entre dans mon atelier.

Des gestes à poser

Voici quelques idées en vrac pour limiter notre utilisation de matières plastiques lors de nos activités artistiques. Notez que je ne suis pas une experte dans le domaine, mais seulement une artiste qui constate un problème et cherche des solutions.

  • N’acheter que ce dont nous avons vraiment besoin. Pas plus.
  • Si c’est possible, privilégier les contenants faits de matière recyclée ou recyclable.
  • Acheter notre matériel d’artiste d’occasion et revendre ou donner le matériel qui ne nous sert plus. Je pense au matériel comme des pochoirs, des tampons encreurs, des palettes et non aux tubes de peinture dont nous ne connaissons pas l’état ni l’âge.
  • Si vous êtes amateurs ou amatrices de pochoirs en plastique, les remplacer par des pochoirs que vous faites vous-même avec du papier cartonné ou du plastique recyclé.
  • Opter pour un médium moins polluant que l’acrylique comme l’aquarelle, la gouache, la détrempe, le dessin au fusain, le graphite ou les crayons de couleur.
  • Choisir de préférence des produits réutilisables. Par exemple, acheter des feutres rechargeables au lieu des feutres réguliers que nous devons rapidement jeter parce qu’ils sont vides.
  • Fabriquer nous-mêmes notre peinture afin d’avoir le plein contrôle sur sa composition et la mettre dans des contenants recyclés.
  • Privilégier la porcelaine, le métal émaillé ou le verre (selon le médium employé) en guise de palette.
  • Faire pression auprès de notre marchand de matériel d’art préféré et des fabricants afin qu’ils nous offrent des choix plus écologiques.
  • S’initier à la peinture écolo. Non seulement nous limiterons notre consommation de matières plastiques, mais en plus nous aurons la satisfaction de faire les choses nous-mêmes tout en évitant les produits nocifs pour nous et l’environnement. (Jetez un coup d’œil aux liens à la fin de cet article pour en apprendre plus sur le sujet.)

Il y a probablement plusieurs autres gestes que nous pouvons accomplir afin de réduire notre consommation de plastique sans brimer l’expression de notre créativité. S’il vous en vient à l’idée, faites-moi-le savoir dans la section des commentaires à la fin de cet article, ainsi, tous les lecteurs et lectrices pourront en prendre connaissance.

Expériences à suivre

Pour ma part, mon intérêt pour une pratique artistique plus écologique ne date pas d’hier, mais à part quelques petites modifications dans mes choix et ma pratique, je n’ai jamais vraiment approfondi le sujet. Récemment, j’ai toutefois décidé d’en apprendre plus sur les solutions de remplacement plus écologiques pour l’acrylique lorsque je fais du monotype et des œuvres avec des encres transparentes. Puisque j’aimerais également éviter les produits provenant des animaux, j’avoue que ça complique encore plus les choses.

J’ai repéré des recettes et des livres qui me semblent prometteurs et je compte bien faire des tests, lorsque j’aurai réussi à rassembler le matériel de base. Je vous reparlerai certainement de mes démarches et des mes expériences sur le blog dans les mois à venir.

Ensemble, nous pouvons faire en sorte que nos loisirs créatifs et notre pratique de la peinture aient le moins d’impact négatif sur l’environnement.

Liens utiles

Voici des liens vers trois articles du blog pour en apprendre plus sur des alternatives écolos pour artistes. Les deux premiers parlent de livres en anglais, tandis que le troisième réfère à un site internet proposant des activités créatives écologiques.

Merci de votre présence et à bientôt,

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