Couverture du livre de Sandy Webster publié chez Schiffer Publishing Ltd.

Aujourd’hui, je vous parle d’un livre montrant comment récolter, transformer et utiliser des pigments provenant de la terre dont j’ai aimé quelques points, mais qui m’a aussi déçu. Il s’agit de :

« Earthen Pigments. Hand-Gathering & Using Natural Colors in Art »

écrit par Sandy Webster, publié chez Schiffer Publishing Ltd (Pennsylvanie, États-Unis) en 2012. 64 pages.


Mes attentes

Il faut dire que mes attentes étaient élevées. J’avais fait des tests avec de peinture écolo faite-maison (et surtout d’encre pour monotype) il y a quelques mois (voir ici) et j’avais beaucoup de questions auxquelles j’espérais trouver des réponses dans ce livre. De plus, l’idée d’intégrer des pigments provenant de la terre dans mes paysages me semble une belle piste à explorer.

Je n’ai jamais eu l’intention de récolter et de préparer mes pigments, mais je suis toutefois intéressée à fabriquer ma propre peinture écolo. J’ai donc décidé d’acheter le livre Earthen Pigments surtout pour les recettes annoncées au dos du livre.


Les plus et les moins

Peu de pages

Pour commencer, si l’on considère que ce livre n’a que 64 pages et qu’environ 25 sont utilisées pour montrer des œuvres réalisées avec des pigments de terre et des photos de sites naturels riches en ocres, ça laisse peu de pages pour les informations techniques.

De l’info diluée

D’autre part, si vous souhaitez vraiment récolter votre matière première et la transformer vous-même en pigments, vous n’aurez que 8 pages d’information portant sur la façon de procéder. C’est peu si l’on considère que la taille de la police de caractère choisie pour ce livre est grosse et qu’il y a beaucoup d’espace vide dans certaines sections de l’ouvrage, dont celle consacrée à la préparation des pigments.

Illustrations non descriptives

Les instructions sont essentiellement écrites. Il n’y a pas de photos pour nous montrer les étapes à suivre. L’auteure a bien dessiné quelques illustrations, mais elles sont bien souvent plus décoratives que véritablement pratiques sauf exception.


Les recettes

Puisque j’ai acheté ce livre surtout pour ses recettes, mes attentes étaient très élevées de ce côté. La section fait 14 pages et m’a à la fois enchantée et déçue.

Les classiques

Si comme moi, vous avez déjà fait des expériences de peinture d’artiste « faite-maison », vous savez déjà probablement (du moins en théorie) comment faire de l’aquarelle, de la gouache, de la détrempe ou bien de la peinture à la caséine. Vous n’apprendrez rien de nouveau de ce côté-là dans le livre de Sandy Webster.  Toutefois, si tout ça est nouveau pour vous, vous découvrirez que ce n’est pas si sorcier que ça.

Les moins  communes

Ce que j’ai vraiment aimé, ce sont les recettes moins communes :

  • Pâte à la caséine et au blé pour travailler en relief
  • Médium à la cire froide coloré
  • Bâtons à la cire et à l’huile de lin
  • Peinture pour tissu
  • Encre pour impression (monotype, gravure, etc.)

Présentation des recettes

Toujours concernant les recettes, l’auteure a dressé une liste à puce de tous les ingrédients et le matériel nécessaire pour réaliser chaque recette. L’information est claire et facile à consulter. Toutefois, les instructions et les quantités à utiliser sont mélangées dans un seul bloc de texte pour chacune des recettes. Ce qui fait que lorsque vous souhaitez n’avoir que la quantité d’un ingrédient, il vous faut tout relire chaque fois. Je trouve ça particulièrement pénible. J’aurais préféré que les quantités et les instructions soient séparées.

D’autres sources à considérer

Vous trouverez l’équivalent de la plupart des recettes contenu dans ce livre dans d’autres ouvrages  comme celui-ci, celui-là, ou bien lui.


Autres points

La préparation des pigments

Pour ce qui est de la transformation de la matière première en pigment, je vous recommande plutôt le livre de David Damour intitulé : « Pigments et recettes – Les Secrets du Métier de l’Artiste Peintre du XXIe » (voire les pages 110 à 113 sur la préparation des ocres). Il y a plus d’info dans ce livre de M. Damour et surtout de nombreuses photos illustrant clairement toutes les étapes à suivre.

La récolte de la matière première

Pour ce qui est de la récolte de la matière première, je ne crois pas que les deux pages partielles valent vraiment l’achat du livre « Earthen Pigments ». Il suffit d’un peu de bon sens, de respecter les propriétés privées ou de demander la permission des propriétaires, de bien identifier votre récolte, de vous équiper de bottes, de gants, d’une truelle, d’un marteau, de contenants ou sacs, d’un marqueur, d’un cahier à croquis et c’est à peu près tout !

Photos d’œuvres d’art

Les couleurs de terre sont merveilleusement mises à l’honneur dans ce livre par des photos d’œuvres réalisées par l’auteure (Sandra Webster), ainsi que celles d’autres artistes. Je les aurais cependant appréciées davantage si elles n’étaient pas en si grand nombre par rapport au reste du contenu du livre. Dans ce cas-ci, elles me semblent plus comme du remplissage qu’autre chose.


Conclusion

En conclusion, j’aime la démarche, les œuvres de l’auteure et les recettes qu’elle partage dans son livre « Earthen Pigments. Hand-Gathering & Using Natural Colors in Art »,  mais je trouve que ce dernier contient, somme toute, peu de contenu et que celui-ci aurait gagné à être présenté plus clairement et illustré.

Toutefois, si vous aimez les couleurs de terre, pensez à intégrer des pigments naturels dans votre art, souhaitez fabriquer votre propre peinture et que vous cherchez des recettes pour explorer ces avenues, ce livre, malgré ses lacunes, pourrait bien répondre à vos besoins.

Liens

Pour acheter ce livre (liens d’affiliée) :

À la prochaine,

Signature de l'artiste

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