Est-ce que l’idée d’écrire, de peindre ou de dessiner avec des encres végétales vous séduit? Que diriez-vous de fabriquer du noir d’aubépine, un jaune de nerprun, un bleu d’iris ou un rose de phytolaque? Si vous aimez les plantes et faire les choses par vous-même, voici un livre qui devrait vous intéresser :

Encres de plantes par Elisabeth Dumont.

Les Éditions Ulmer, Paris, 2018. 160 pages.

"Encres de plantes" d'Elisabeth Dumont publié aux Éditions Ulmer. Paris 2018.

« Encres de plantes » d’Elisabeth Dumont publié aux Éditions Ulmer. Paris 2018.

Contenu du livre

Dans les premières pages du livre « Encres de plantes », l’auteure Elisabeth Dumont fait un bref survol des sources de couleur et des types de pigments. Elle explique la différence entre pigments et colorants, définit ce qu’est la couleur et dresse une liste du matériel nécessaire à la production de ses encres.

Ensuite viennent une quarantaine de pages consacrées à l’encre de couleur noire et aux nuances de brun, suivi par plus de 60 pages sur les encres de couleur : le rose, le vert, le bleu, le fauve (un brun verdâtre), le jaune, le violet et le rouge.

Le livre se termine par de l’information concernant les laques,  le papier, les ingrédients ajoutés aux recettes, la fabrication d’un calame (plume faite de roseau), une recette d’aquarelle à base de pigment en poudre, une bibliographie et un nuancier créés à partir d’encres végétales.

Dans « Encres de plantes », vous trouverez environ 36 recettes dont la plupart ont été expérimentés par l’auteure, tandis que les autres sont des recettes historiques.

Dans ce livre il est aussi question de la récolte et de la préparation des végétaux, ainsi que des éléments chimiques impliqués dans leur couleur. Le tout est agrémenté de photos permettant d’identifier les ingrédients végétaux utilisés. Vous y verrez aussi des photos des couleurs obtenues en suivant les recettes. Par contre, il n’y a pas de photos pas-à-pas de la réalisation des recettes. Il faut dire que les instructions sont assez simples à suivre et que ce n’est pas vraiment nécessaire.

Au sujet des ingrédients

Ce que vous constaterez à lire cet ouvrage est que fabriquer vous-même vos encres végétales est possible, mais que ça demande de la motivation.

Il faut d’abord que vous mettiez la main sur les ingrédients : gomme arabique, alun, alcool à brûler, sulfate de fer, carbonate de potassium, acide oxalique, sulfate de cuivre, acétate de cuivre, et j’en passe… Heureusement, l’auteure a pensé à inclure dans son livre quelques pages expliquant ce que sont ces adjuvants, leur niveau de toxicité et où les obtenir.

Notez que Mme Dumont vit en France. Les indications sur l’endroit où se procurer ces diverses substances ne sont pas nécessairement valables pour les Québécois. Nous n’avons pas toujours accès aux mêmes produits qu’en France et ils ne sont pas nécessairement trouvables aux mêmes endroits. Il reste toutefois la possibilité de commander les ingrédients les plus difficiles à trouver en ligne.

L’autre obstacle à surmonter si vous souhaitez fabriquer vos propres encres en suivant les indications de ce livre, c’est d’avoir accès à un jardin ou un espace vert où vous pouvez récolter librement les ingrédients donnant la couleur aux encres comme : des fleurs (iris, violettes, topinambour, etc.), des fruits d’arbres (noyer), des baies (nerprun, sureau, phytolaque, etc.) et autres.

Si vous habitez au Québec, sachez que plusieurs des végétaux mentionnés dans le livre ne font pas partie des plantes indigènes. Est-ce que vous pouvez les cultiver? Il vous faudra faire des recherches pour le savoir.

Ateliers en France

Ce qui me fait dire que si vous habitez en France, suivre un atelier avec Elisabeth Dumont est probablement une bonne façon de vous initier à la fabrication d’encres à partir de plantes et de savoir si vous souhaitez vous investir plus à fond dans l’expérience et cultiver vos propres plantes aux propriétés colorantes.

Au Québec

Pour les gens du Québec, je ne connais personne proposant des ateliers sur la fabrication d’encre végétale. Si vous en connaissez, faites-moi-le savoir.

Conclusion

« Encres de plantes » est une bonne source d’information pour ceux et celles qui s’intéressent à la fabrication d’encre à partir de plantes, de fleurs, de baies, d’écorce et de noix de galles. C’est d’ailleurs le plus complet et le plus accessible que j’aie lu jusqu’à maintenant. Il vous faudra toutefois une bonne dose de motivation afin de rassembler et de préparer les ingrédients nécessaires à l’ensemble des recettes.

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Merci de votre présence et à bientôt,

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