Aujourd’hui, je vous présente quelque chose de différent. Il s’agit d’une série de questions et réponses qui vous permettra dans connaître un peu plus sur moi, ce qui m’a amené à faire de la peinture, mes influences, mes préférences et plus! Je partage également quelques faits surprenants que vous ne connaissez probablement pas sur moi.

Curieux (se) d’en savoir plus sur celle qui se cache derrière ce blog et les créations que vous avez vu sur le site? Commençons tout de suite…

Portrait de l'artiste Louise Lamirande

Moi dans mon atelier.
© Louise Lamirande.

D’où venez-vous ?

Je suis originaire de l’Estrie (Québec, Canada) où j’ai passé toute mon enfance et mon adolescence.  À 18 ans, je suis partie pour mes études à Sainte-Thérèse, puis j’ai vécu à Montréal pendant plusieurs années. J’habite maintenant dans la banlieue nord de Montréal.

Comment en êtes-vous arrivé à faire de la peinture ?

Enfant, j’aimais beaucoup bricoler. Je faisais de tout avec du papier, du carton et de la colle. À l’adolescence, j’ai fait de l’artisanat (tricot, crochet, broderie, cuir repoussé, pyrogravure, frivolité, tapisserie, bracelets tissés avec des perles indiennes, etc.), en plus d’écrire des nouvelles, de la poésie  et de jouer de la musique. Faire du dessin et de la peinture n’était qu’une activité créative parmi tant d’autres.

C’est à partir du Cegep que j’ai vraiment commencé à me passionner pour la peinture. Malgré tout, à la suite d’un échec professionnel au début de ma carrière en théâtre, j’ai mis la créativité de côté pendant plus de 20 ans.  Ce n’est qu’en 2011 que j’ai recommencé à peindre. Je n’ai jamais arrêté depuis.

Pourquoi la peinture plutôt qu’un autre moyen d’expression ?

Je trouve que la peinture et ses cousins comme le monotype sont parfaits pour exprimer ce que je n’arrive pas à formuler en mots. J’aime le processus créatif menant à la création d’œuvres en 2 dimensions, le sentiment de liberté qu’il me procure, ainsi que la satisfaction que j’en retire. L’expérience me permet à la fois d’être pleinement présente tout en naviguant dans mon imaginaire. Paradoxal, mais vrai.

Depuis combien de temps êtes-vous artiste ?

Je pratique à titre d’artiste professionnel en arts visuels depuis 2013.

Quelle formation avez-vous ? Avez-vous fait une école d’art ?

J’ai fait un an en arts plastiques au Cegep (Collège d’Enseignement Général et Professionnel) de Sherbrooke, une formation professionnelle de trois ans en scénographie au Cegep de Sainte-Thérèse, puis quelques cours en études cinématographiques à l’Université de Montréal. Le reste, je l’ai appris par moi-même.

Qu’est-ce qui vous inspire ?

Chaque œuvre inspire l’œuvre suivante. Chaque réflexion, chaque découverte nourrit la suivante. Le processus créatif est donc pour moi une source inépuisable d’inspiration.

Une autre partie importante de mon inspiration tire sa source d’expériences vécues, ainsi que de ma vie émotionnelle et spirituelle. Au lieu de chercher l’inspiration à l’extérieur de moi, je la trouve à l’intérieur de moi, dans ce que je suis et ce que je vis.

Quelles sont vos influences artistiques?

Ma formation en scénographie a encouragé mon intérêt inné pour une variété de moyens,  de techniques et de médiums, tandis qu’un voyage effectué en Italie au cours de ma vingtaine a contribué à me faire aimer les effets de texture, les arts décoratifs et les choses vieillissantes. J’adore les vieilles pierres et les murs décrépis.

Je ne suis pas influencé par un artiste ou un courant artistique en particulier. Toutefois, je consomme une variété de photos d’œuvres d’art sur internet qui, sans que je m’en rende compte, ont certainement une influence artistique sur moi d’une façon ou d’une autre.

Quel est votre processus créatif ?

Je travaille principalement de façon intuitive. Ça signifie que je ne fais pas de croquis ni de planification avant de commencer une œuvre. Parfois, j’ai une vague idée de ce que je souhaite explorer, mais la plupart du temps je me lance sans idée préconçue. Je manipule  la matière, les formes et autres jusqu’à ce que je perçoive une direction à prendre. Par la suite, je poursuis la création de façon plus rationnelle en tenant compte de la composition et des éléments du design.

J’aime aussi m’imposer des défis comme l’utilisation d’une couleur en particulier ou d’un élément du design comme la ligne par exemple. Ce sont alors les seuls éléments dont je suis certaine avant de commencer une œuvre.

Vous utilisez diverses techniques et médiums. Pour quelle raison et où va votre préférence ?

Je n’ai pas de préférence quant à la technique ou au médium que j’emploie pour créer. Chacun a ses avantages et ses inconvénients que j’utilise au mieux selon le projet en cours.

La variété et les nouveaux défis me stimulent. Ils sont nécessaires pour moi, car j’ai tendance à m’ennuyer rapidement lorsque je fais trop longtemps quelque chose de similaire. Ça me donne l’impression de faire du sur-place et je déteste ça. En changeant fréquemment de technique ou de médium, je chasse l’ennui et ça me force à être plus présente à ce que je fais.

Projet en cours dans l’atelier. Encre, peinture, médiums et outils.
© Louise Lamirande

Avez-vous un atelier ? À quel endroit se situe-t-il ?

Mon atelier est situé au sous-sol de mon domicile dans la salle familiale que j’ai envahie peu à peu et que j’occupe presque qu’entièrement maintenant.

Aimez-vous travailler chez vous ou préféreriez-vous avoir un atelier situé ailleurs ?

J’aime beaucoup le fait d’avoir accès à mon atelier en quelques secondes et n’importe quand. J’apprécie le confort et la sécurité de cet environnement familier. Par contre, j’avoue que le fait d’avoir mon atelier chez moi rend certaines choses impossibles comme les visites d’atelier, la peinture en grand format et les techniques de peinture extrêmement salissantes.

Avez-vous une couleur favorite ?

En art, j’essaie de m’affranchir des préférences parce qu’elles limitent l’utilisation d’autres couleurs ou moyens, mais pour être franche j’aime beaucoup l’orange et le bleu. Je n’aime pas particulièrement le rose ni le mauve dans mes œuvres, même si je sais les apprécier dans les œuvres d’autres artistes. Étrange non?

Quelle est votre citation favorite ?

Je ne dirais pas que c’est ma favorite, mais c’est celle qui m’a marqué le plus et qui a encore le plus de résonnance dans ma vie. Elle est de Galilée et dit ceci :

« Plus j’apprends, plus je m’aperçois que je ne sais pas. » (Galilée)

Pour une artiste qui faisait surtout de la peinture abstraite jusqu’à récemment, d’où vous vient votre intérêt pour le paysage ?

Mon intérêt pour le paysage vient en partie du désir de renouer avec des souvenirs tirés de mon enfance, mais surtout d’un besoin profond de me connecter davantage avec l’énergie de la terre. Je le fais à travers le paysage et les oeuvres qui en sont inspirées.

Avez-vous un rituel pour vous mettre en condition pour créer ?

J’ai l’habitude de prendre quelques secondes pour me centrer, identifier mon intention pour la séance de création à venir et me couper des pensées extérieures tout en mettant mon tablier, mes gants et en préparant le matériel nécessaire.

Il m’arrive aussi de faire une brève invocation pour demander le soutien du monde spirituel et le remercier à l’avance de me guider et de m’inspirer.

Coin méditation-inspiration

Le coin méditation-inspiration de mon atelier.
© Louise Lamirande.

Que faites-vous lorsque vous n’avez pas le goût de créer ?

Je me suis rendu compte que lorsque je n’ai pas le goût de créer, c’est presque toujours qu’il y a un blocage ou une peur qui en est la cause. Je me pousse alors à créer pendant au moins 5 minutes. Lorsque les 5 minutes se sont écoulées, j’ai presque toujours réussi à surmonter le blocage initial ou du moins décidé d’en faire fi et de continuer à créer.

Toutefois, lorsque le coeur n’y est vraiment pas, je fais tout simplement autre chose !

Sur quelle musique peignez-vous ?

Je peins toujours en silence. Je trouve que la musique a une trop grande influence sur moi lorsque je peins. Le silence me permet d’être à l’écoute de mon intuition, des voix dans ma tête et je peux ainsi pleinement plonger dans le processus créatif sans influence de l’extérieur. J’ai alors l’impression que l’œuvre produite est réellement de moi plutôt qu’une expression à deux dimensions de la musique. Je préfère ça de cette façon.

Y a-t-il un élément du design que vous aimez plus qu’un autre ?

Non. Chacun est important à mes yeux. Cependant, afin d’améliorer mes œuvres et ma capacité à utiliser ces éléments, j’ai tendance à me centrer volontairement sur un de ces éléments en particulier lorsque je commence une nouvelle série.

Faites-vous des oeuvres sur commande ?

Ça m’est arrivé seulement dans le cadre d’expositions thématiques. Je préfère disposer de toute ma liberté créative plutôt que de créer selon des critères précis afin de satisfaire les demandes d’un collectionneur.

Chemise de travail, tablier et babillard pour épingler mes expérimentations.
© Louise Lamirande.

De quoi a l’air une journée pour vous ?

Mon horaire est variable selon le ou les projets en cours, mais il ressemble à ceci la plupart du temps.

Au réveil, je passe à travers les courriels reçus, les messages laissés sur les réseaux sociaux et je fais un survol des sites et des blogs auxquels je suis abonnée. Après le déjeuner, j’écris, je fais de la recherche pour le blog ou je fais du travail de gestion.

Puis, je passe du temps dans l’atelier. Ça va de quelques minutes à quelques heures selon mon humeur, ce qu’il y a à faire, mon degré d’inspiration, les dates limites à respecter, et autres. J’ai observé qu’après 1h30 (2 heures max), j’ai absolument besoin de faire d’autre chose pour me changer les idées et prendre du recul. Je préfère donc de courtes séances de création.

Je prends aussi des photos pour Instagram, les réseaux sociaux et mes archives.

En soirée, je refais une tournée des courriels et réseaux sociaux. Je retourne parfois dans l’atelier pour ajouter une couche de vernis, faire quelques retouches, jeter un regard neuf sur le travail accompli dans la journée ou planifier le travail à faire par la suite, mais je ne me lance pas dans un grand projet en soirée.

Selon mon niveau d’énergie, je profite habituellement d’une partie de la soirée pour  lire sur la peinture, découvrir de nouvelles techniques, visionner des vidéos portant sur l’art ou un domaine connexe avant de m’accorder du repos. Parfois, je fais de l’édition de photos pour le blog et la boutique en ligne.

La fin de semaine (le week-end), à part ma tournée des courriels, fils RSS et réseaux sociaux, je me consacre aux tâches ménagères et je me repose.

Parmi toutes les peintures que vous avez réalisées, qu’elle est votre préférée ?

Ça ne reste jamais longtemps la même, mais j’ai souvent une préférence pour l’une de mes plus récentes jusqu’à ce qu’elle soit détrônée par une peinture qui est encore plus récente.

Dites-nous quelques faits surprenant sur vous
  • Malgré mon caractère introverti, j’ai animé une émission à la radio communautaire CIBL de Montréal pendant une saison. Une semaine sur deux, je parlais de l’histoire du cinéma et diffusais de la musique de film et l’autre semaine je présentais une sélection de compositions de musique actuelle choisies par mon coéquipier.
  • Lorsque j’étais adolescente, il fut un temps pendant lequel j’aurais aimé devenir parapsychologue. Lorsque j’ai appris qu’il fallait que je fasse un baccalauréat en psycho pour ensuite aller étudier en anglais aux États-Unis pour y arriver, j’ai changé d’idée et j’ai décidé de devenir bibliothéconome spécialisée dans les livres d’art. J’ai encore changé d’idée en court de route…
  • Je suis végétarienne depuis le début des années 80 et presque entièrement végétalienne depuis quelques années.
  • J’adore les chats. Lorsque j’étais enfant, l’aînée de la famille me surnommait affectueusement « minou ».
  • J’ai appris à lire le tarot de Marseille selon l’approche de M. Kris Hadar. J’aime aussi énormément son approche de la numérologie à 22 nombres qui, par sa justesse, m’a beaucoup appris sur moi, ce que je vis ou ce qui m’attend, de même qu’à mieux comprendre et aider les autres.

    Mon chat Smoothy, le nombril du monde.
    © Louise Lamirande

D’autres questions ?

Si vous avez une question pour moi qui ne fait pas partie de ce questionnaire/entrevue et dont vous aimeriez connaître la réponse, laissez un commentaire dans l’espace ci-dessous !

Merci de votre présence et à bientôt,

Signature de l'artiste

Pin It on Pinterest