J’ai ouvert un compte chez Fine Art America (aussi connu sous le nom de Pixels.com) en 2011. À l’époque, je ne faisais que du numérique. J’avais trouvé, chez Fine Art America, un moyen de vendre mes œuvres sans devoir ouvrir une boutique en ligne sur mon site, de m’occuper moi-même de l’impression, du service à la clientèle, des transactions bancaires et de gérer l’expédition de la marchandise à travers le monde. Fine Art America fait tout ça. C’est ce qu’on appelle un imprimeur sur demande.

Photo : manfredrichter/Pixabay.com

Photo : manfredrichter/Pixabay.com

Fruit des ventes

Chez Fine Art America, comme c’est le cas d’à peu près tous les imprimeurs sur demande que je connais, le montant après-vente récolté par l’artiste est minime. C’est normal puisqu’ils font presque tout le travail. L’artiste choisissant l’impression sur demande mise sur la possibilité de vendre une quantité illimitée de reproductions d’une même œuvre en récoltant peu sur chaque vente. Si vous y proposez des images très populaires, ça peut devenir très intéressant, surtout si ces images sont imprimées dans de grands formats coûtant plus cher à l’achat. Par contre, si vous ne vendez que des cartes postales ou des cartes de souhaits, vous ne gagnerai pas beaucoup d’argent à moins d’en vendre une quantité astronomique.

Diversité des produits

En 2011, Fine Art America imprimait les œuvres des artistes sur papier, toile de différents formats et en sous forme de cartes postales seulement. Les artistes fixaient (et fixent encore) eux-mêmes le montant à recevoir sur la vente de chaque produit.

Avec le temps cependant, la concurrence a forcé Fine Art America à diversifier les produits servant de support pour imprimer les œuvres et encouragé les artistes à réduire leur redevance pour chaque produit. Chaque année, de nouveaux produits s’ajoutent : sacs en toile, serviettes, rideaux de douche, protecteur pour cellulaire, etc.

Ça semble être une bonne idée, mais il faut penser que ces produits ont rarement les mêmes proportions et la même orientation (verticale ou horizontale) que vos œuvres. Ce qui signifie qu’une bonne partie des œuvres vont être coupées lors de l’impression.  Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, je n’aime pas ça. Je trouve que ça dénature les œuvres originales.

Pour éviter le problème, les artistes ont donc deux options :

  1. Choisir de ne proposer leurs œuvres que sur les supports traditionnels (papier, toile) malgré la pression de la concurrence à faire autrement.
  2. Concevoir des œuvres qui ne souffrent pas d’être redimensionnées.

Voilà donc l’une des raisons pour lesquelles j’ai décidé de fermer mon compte chez Fine Art America. Je n’ai pas envie de tronquer mes œuvres ni l’intention de prendre le temps de concevoir des images pouvant s’adapter à différents formats de produits ou bien qui soient conçues spécifiquement pour un produit en particulier.

Temps, travail et popularité

L’autre raison, c’est que les ventes espérées n’ont tout simplement jamais été au rendez-vous. Je vais être franche avec vous, en plus de 7 ans de présence sur Fine Art America, j’ai vendu une reproduction de petite dimension à un membre de ma famille, et un format carte de souhaits !

La concurrence entre les artistes est énorme sur ce genre de plateforme. Au moment d’écrire ces lignes, Fine Art America propose 13 895 854 œuvres en impression sur canevas ! Et il existe plusieurs autres compagnies offrant des produits semblables aux consommateurs. Imaginez……!

Selon ce que j’ai appris de l’expérience, pour sortir du lot, il faut :

  • des œuvres au contenu populaire, un look, un sujet, des couleurs à la mode
  • avoir déjà une grande popularité grâce à un blog ou d’autres réseaux sociaux
  • que les œuvres originales soient si populaires qu’il est difficile de mettre la main sur l’une d’elles ou que leurs prix soient si élevées que les gens préfèrent acheter des reproductions
  • se faire de la pub fréquemment sur les réseaux sociaux, un blog, lors d’un symposium, etc.
  • être actif sur Fine Art America. Suivre d’autres membres, commenter des œuvres, participer à différents groupes d’échange et des concours sur la plateforme, etc.
  • avoir des mots-clés représentatifs et populaires
  • offrir régulièrement de nouvelles œuvres. Chaque semaine si possible.
  • vendre fréquemment. Plus vous vendez, plus vous augmentez votre visibilité et plus vous augmentez vos ventes!

Tout ça demande du temps et beaucoup d’énergie. Je n’ai malheureusement jamais pu consacrer autant de temps que j’aurais dû à promouvoir mes œuvres sur Fine Art America, les réseaux sociaux et autres avenues. En plus, bien que ce soit nécessaire, je déteste faire de la pub….. Visitez ma >>boutique en ligne << !!!! 😉

Alors voilà pourquoi j’ai décidé de fermer mon compte chez Fine Art America.

Je garde la porte ouverte à d’autres options pour le futur, mais pour l’instant, je préfère me consacrer à mes œuvres originales et aux impressions à édition limitée.

Merci de votre présence et à bientôt,

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