Séduite par le travail d’artistes telles que Rebecca Crowell, Janice Mason et Serena Barton j’ai fait, en 2014, des tests sommaires de peinture avec de la cire froide en pâte Gamblin mélangée à des pigments dorés, du fusain et des encres à l’alcool (voir ici et ici). Cependant, ce n’est que récemment que j’ai entrepris d’explorer plus à fond les possibilités de la peinture à la cire.

Cette cire qui se présente sous la forme d’une pâte est constituée, la plupart du temps, d’un mélange de cire d’abeilles purifiées, d’une petite quantité de solvant et parfois de résine de Damar ou de cire micro-cristalline selon les fabricants ou la recette personnelle de l’artiste. En anglais, elle est connue sous le nom de « cold wax » et se travaille à froid, tandis qu’en français on parle le plus souvent de « médium à peindre à la cire » ou bien de « cire froide » afin de la distinguer de la cire encaustique qui se travaille à chaud.

Je vous présente donc mes premiers tests à la cire froide (Gamblin). L’objectif ici n’était pas d’élaborer des compositions époustouflantes, mais de mettre l’accent sur l’essai de différentes techniques afin de me familiariser avec ce médium.

Les peintures ont étés réalisées sur de petits panneaux de bois (8×10 po) protégés par trois couches de gesso, puis d’une couche de peinture acrylique d’un brun-rouille. Afin de colorer la cire Gamblin, j’ai choisi d’utiliser la peinture à l’huile de la marque « M. Graham », une peinture sans solvant d’excellente qualité.

Peinture expérimentale à la cire froide et à l'huile #1. 8x10 po (20,32 x 25,4 cm) sur panneaux de bois. Février 2016. © 2016, Louise Lamirande.

Peinture expérimentale à la cire froide et à l’huile #1.
8×10 po (20,32 x 25,4 cm) sur panneaux de bois.
Février 2016.
© 2016, Louise Lamirande.

Détail de la peinture expérimentale #1. La surface est grattée pour laisser apparaître les couches précédentes. Février 2016. © 2016, Louise Lamirande.

Détail de la peinture expérimentale à la cire et à l’huile #1. La surface est grattée pour laisser apparaître les couches précédentes.
Février 2016.
© 2016, Louise Lamirande.

Autre détail de la peinture expérimentale #1. La peinture est appliquée à travers un morceau de moustiquaire. Février 2016. © 2016, Louise Lamirande.

Autre détail de la peinture expérimentale #1. La peinture est appliquée à travers un morceau de moustiquaire.
Février 2016.
© 2016, Louise Lamirande.

Autre détail de la peinture expérimentale #1. Ici la peinture est appliquée en plusieurs couches successives. et grattée pour laisser voir le fond. Février 2016. © 2016, Louise Lamirande.

Autre détail de la peinture expérimentale #1.
Ici la peinture est appliquée en plusieurs couches successives. et grattée pour laisser voir le fond.
Février 2016.
© 2016, Louise Lamirande.

Ce que j’aime de ce médium

  • Les couleurs ne changent pas au séchage.
  • La texture ne rétrécie pas au séchage comme c’est le cas pour l’acrylique.
  • Le fini est mat.
  • La facilité de la cire à prendre les effets de texture. Grattage, éraflures, incrustation, polissage, etc.
  • L’odeur légère de cire d’abeille. Le solvant se fait discret dans le produit de la compagnie Gamblin.
  • La possibilité de retravailler la surface des heures et même des jours plus tard.
Peinture expérimentale à la cire froide et à l'huile #2. 8x10 po (20,32 x 25,4 cm) sur panneaux de bois. Février 2016. © 2016, Louise Lamirande.

Peinture expérimentale à la cire froide et à l’huile #2.
8×10 po (20,32 x 25,4 cm) sur panneaux de bois.
Février 2016.
© 2016, Louise Lamirande.

Détail de la peinture expérimentale #2. Encore une fois, la peinture a été appliquée à travers un morceau de moustiquaire. Février 2016. © 2016, Louise Lamirande.

Détail de la peinture expérimentale #2. Encore une fois, la peinture a été appliquée à travers un morceau de moustiquaire.
Février 2016.
© 2016, Louise Lamirande.

Détail de la peinture expérimentale #2. Cette fouis-ci la peinture a été lissée jusqu'au point de la faire briller. Février 2016. © 2016, Louise Lamirande.

Détail de la peinture expérimentale #2.
Cette fois-ci la peinture a été lissée jusqu’au point de la faire briller par endroit.
Février 2016.
© 2016, Louise Lamirande.

Détail de la peinture expérimentale #2. La surface est rainurée. Février 2016. © 2016, Louise Lamirande.

Détail de la peinture expérimentale #2.
La surface est rainurée.
Février 2016.
© 2016, Louise Lamirande.

Ce que j’aime moins

  • Le mélange cire et huile rend toutes les surfaces de travail et les outils collants.
  • Le nettoyage est moins facile qu’avec l’aquarelle, mais moins problématique que je le croyais. Les solvants ne sont pas nécessaires; de l’huile de noix, du savon à base d’huile, des papiers journaux, un peu d’eau chaude et des chiffons font bien le travail.
  • L’attente entre deux couches.
  • Le temps de séchage final.
  • L’espace nécessaire pour entreposer les pièces en cours de séchage.
  • La nécessité d’avoir deux espaces de travail distincts : l’un pour la cire et l’huile, l’autre pour les médiums à base d’eau.

Pour l’instant, mon cœur balance entre les avantages et les inconvénients de ce médium, mais plus je teste de nouvelles techniques, et plus j’aime peindre à la cire froide. C’est pourquoi je poursuis l’aventure encore quelque temps, du moins jusqu’à ce que mes tubes de peinture à l’huile soient vides ou qu’il ne me reste plus de cire. Alors je verrai…

Merci de votre présence et à la prochaine,

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