L’un des problèmes avec lequel je suis confrontée lorsque je travaille en numérique, c’est de ne pas avoir une vue d’ensemble de mes œuvres. Puisque je n’imprime pas toutes mes peintures, il m’est impossible de les étaler devant moi ou de les mettre au mur afin de les avoir sous les yeux toutes en même temps et de bien en saisir l’impact global comme il est possible de le faire avec des oeuvres sur toile par exemple.

Simulation créée avec l'application PhotoFunia montrant la peinture numérique hybride "À même le roc". © 2015, Louise Lamirande.

Simulation créée avec l’application PhotoFunia montrant la peinture numérique hybride « À même le roc ».
© 2015, Louise Lamirande.

Le compromis

Pour l’instant, la seule façon que j’ai pu trouver de voir l’ensemble de mes œuvres est de créer une galerie d’images numériques et de la visionner à l’ordinateur. L’ennui est que de cette façon, les œuvres sont très petites (beaucoup plus que leur dimension possible d’impression), et que je dois les regarder les unes après les autres. Imaginer l’impact qu’aurait une exposition de mes oeuvres numériques en solo est donc tout un défi!

La peinture numérique "À même le roc" dans un autre format et un autre environnement. © 2015, Louise Lamirande.

La peinture numérique « À même le roc » dans un autre format et un autre environnement.
© 2015, Louise Lamirande.

Modification à l’impression

Une autre défi avec la peinture numérique est d’être capable d’imaginer l’effet donné lorsqu’elle est imprimée.

  • Format différent. Comme je l’ai mentionné précédemment, son format d’impression correspond rarement à celui de l’écran de l’ordinateur sur lequel elle a été créée.
  • Texture ajoutée. La surface sur laquelle est imprimée l’œuvre numérique ajoute souvent de la texture à l’œuvre; pensez au canevas par exemple.  C’est parfois souhaitable, mais pas toujours.
  • Luminosité réduite. Une bonne partie de la luminosité provenant de l’écran et donnant vie à la peinture numérique est perdue et modifie irrémédiablement son apparence une fois imprimée. Vous avez déjà remarqué à quel point une photographie vue sur l’écran d’un ordinateur ou à la télévision est lumineuse en comparaison avec une photo imprimée? C’est la même chose avec les peintures numériques imprimées sur un support traditionnel opaque comme le papier photo, le canevas, le papier d’art, etc.
Encore une simulation créée avec PhotoFunia avec la peinture hybride "À même le roc". © 2015, Louise Lamirande.

Encore une simulation créée avec PhotoFunia avec la peinture hybride « À même le roc ».
© 2015, Louise Lamirande.

L’idéal serait de…

Bien sûr, l’idéal serait de ne pas avoir à imprimer les peintures numériques et de toujours pouvoir les regarder sur l’écran lumineux d’un ordinateur,  d’une tablette numérique, d’une télévision ou bien avec l’un de ces cadres à photos numériques géants à 500 $.

Imaginez une galerie d’art avec les murs garnis d’une série d’écrans diffusant des œuvres numériques, ou bien un cadre numérique géant dans votre salon et le plaisir de pouvoir admirer des œuvres créées pour être à leur mieux sur de tels supports.

Dans la réalité cependant, peu de gens vont s’équiper de tels objets pour afficher des peintures numériques. Alors, qu’est-ce qui reste comme choix? …. L’impression.

Image simulée, toujours avec l'application PhotoFunia pour Windows. © 2015, Louise Lamirande

Image simulée, toujours avec l’application PhotoFunia pour Windows.
© 2015, Louise Lamirande

Mais pour l’instant

Pour l’instant, je trouve que l’impression à jet d’encre sur papier d’art en coton légèrement texturé donne le meilleur effet. Je garde toutefois les yeux ouverts à d’autres possibilités, car j’aimerais faire imprimer mes peintures numériques dans un plus grand format que les 14×18 ou 16×20 actuels tout en évitant la lourdeur, la fragilité et l’encombrement des encadrements et en évitant la pixellisation bien entendu. Je suis déjà sur quelques pistes, mais si vous avez des suggestions à me faire, je suis preneuse!

Une dernière simulation créée grâce à l'application PhotoFunia. © 2015, Louise Lamirande.

Une dernière simulation créée grâce à l’application PhotoFunia.
© 2015, Louise Lamirande.

L’application PhotoFunia

En attendant de trouver la meilleure façon de faire imprimer mes œuvres dans un plus grand format ou un endroit pour les diffuser sur un écran, je me suis amusée avec l’application gratuite PhotoFunia pour Windows (disponible aussi pour iOS, Android, BlackBerry, Firefox et autres)  qui permet de simuler différentes présentations pour une même image numérique. C’est facile et vous n’avez aucun détourage à faire. L’application s’occupe d’intégrer une ou plusieurs de vos images dans des environnements variés. J’aime particulièrement les images prisent dans des galeries d’art. Cette application est un gadget dont on a rapidement fait le tour, mais j’ai quand même eu du plaisir avec. Peut-être aurez-vous le goût de l’essayer…

Format et lieu

En regardant les photos, vous constaterez rapidement que non seulement le format d’impression d’une image modifie notre façon de la percevoir, mais aussi le lieu où elle apparaît. Le côté discret du petit cadre photo, l’accrochage dans une galerie d’art ou bien sur un mur extérieur… De quoi nourrir encore plus mes réflexions et mes recherches.

En terminant, voici la peinture numérique « À même le roc » en plus grand…

"À même le roc" Peinture numérique hybride. Juillet 2015. © 2015, Louise Lamirande.

« À même le roc »
Peinture numérique hybride. Juillet 2015.
© 2015, Louise Lamirande.

Détail de la peinture numérique hybride : "À même le roc". Juillet 2015. © 2015, Louise Lamirande.

Détail de la peinture numérique hybride : « À même le roc ».
Juillet 2015.
© 2015, Louise Lamirande.

Autre détail de la peinture numérique hybride : "À même le roc". Juillet 2015. © 2015, Louise Lamirande.

Autre détail de la peinture numérique hybride : « À même le roc ».
Juillet 2015.
© 2015, Louise Lamirande.

À la prochaine,

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